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» La Destruction de l'image de l'Afrique

On peut affirmer sans risquer de se tromper que l'Afrique est le continent que la plupart des gens associent à la famine, les maladies et le manque d'infrastructures. Il est si fréquent de voir dans les medias occidentaux des images d’enfants africains, maigres, affamés, et mourants que la conviction selon laquelle l'Afrique est le continent de la mort s’est établie à l’échelle universelle; on croirait qu’en cette terre des pharaons personne n'a eu un sourire sur son visage depuis mille ans. L'image qu'ils essayent de dépeindre de l’Afrique est simple, Il s’agit de montrer qu’elle est la terre des sauvages qui devrait être colonisée par les Européens afin de la civiliser. Ainsi, dans une tentative de justifier l’aspect honteux de la colonisation et d’excuser la cruauté qui s’en rattache, année après année, décennie après décennie, et encore aujourd’hui dans ce nouveau millénaire, l’écran de la négativité fut choisi et continue à être choisi pour la projection de l’image de l’Afrique…
Ne vous méprenez pas. Je n'essaie pas de faire valoir que les images négatives de l'Afrique qui sont dans les grands médias commerciaux ne sont pas réelles. J'essaie simplement de dire qu'elles ne constituent pas un portrait complet de l'Afrique, elles ne pourraient, en aucun cas, constituer une œuvre picturale complète représentant l'Afrique car le portrait de la terre où Lalibela tailla ses églises à même le roc, la terre de ceux qui construisirent le grand Zimbabwe, les pyramides, les obélisques et les sphinx, est plus complexe qu’une guerre au Soudan ou une famine au Niger.

Si mes souvenirs sont exacts, c’était le mercredi 11 Janvier 2006 qu’une amie me rendit une visite nocturne. J'étais un peu occupé quand elle arriva, alors après lui avoir offert une place pour s’asseoir, je retournai à mon bureau où je faisais un travail de conception sur un site Web. Ensuite, une photo sur mon écran d'ordinateur, d'une ville avec des gratte-ciels capta son attention ; elle n'a pas tardé à supposer que c'était New York City, mais elle s’était trompée. La photo qu'elle venait de voir était celle d'une ville africaine ; c'était une photo de Nairobi, au Kenya, cependant c'est le genre d'images que la plupart des gens dans le monde occidental n’associeraient pas à un pays africain car elle est tout simplement le genre d’images qui va à l’encontre des idées qu’ils ont de l'Afrique. L'image dont je parle n’était pas une représentation de l'Afrique à laquelle, elle, une américaine qui est née et a grandi aux Etats-Unis, avait été exposée jusque-là. Ce n'était pas une photo d'un petit village africain avec des orphelins affamés et malades attendant de mourir, tout comme leurs parents. Ce n'était pas une image d'une guerre tribale décrivant une épuration ethnique. Il s'agissait plutôt d'une image d'une ville avec des infrastructures modernes, une image qui fut associée à New York et des dizaines de villes africaines peuvent servir à la production de millions d’images de ce type.

C'est comme si les médias occidentaux participaient à une conspiration en vue de montrer l'Afrique d’une manière négative. C'est comme s’ils s’étaient mis d’accord d’ignorer tout ce que l'Afrique peut présenter de positif afin qu'ils puissent se concentrer sur les aspects négatifs du continent. La question qui se pose alors est la suivante: Pourquoi feraient-ils une pareille chose? Il peut y avoir plusieurs réponses à cette question, mais une réponse à caractère historique, sans doute raciste est l’argument visant à faire valoir que la colonisation de l'Afrique était nécessaire pour le bien de l'humanité dans son ensemble. Il s’agit dans ce cas de faire accepter la thèse selon laquelle les populations de l’Afrique n’étaient pas civilisés avant l’arrivée des colonisateurs européens qui civilisèrent le continent à travers un système visant à les dominer politiquement et à les exploiter économiquement avec toutes les injustices, inégalités et brutalités associées à ce système. Cet argument en soi n’est qu’une insulte à l'humanité tout entière, car il serait d'une part de suggérer que les transferts de marchandises, de techniques, et de technologies n'auraient pas pu se faire entre l'Europe et l'Afrique sans la honte de la colonisation, et d’autre part, il serait de nier à l'humanité des milliers d'années de civilisation en Afrique comme si l'Egypte, la Nubie, l’Ethiopie, le Zimbabwe, Tombouctou, et Carthage, pour ne nommer que ceux-là n’avaient jamais existés. La colonisation est inexcusable, mais dans une tentative d'excuser et de défendre l'impérialisme, les dirigeants et les décideurs politiques de l'Occident n’ont ménagé aucun effort pour trainer l'image de l'Afrique dans la boue, de sorte que la propagande négative est encore propagée, peut-être de façon subconsciente dans certains cas.

L'Afrique a des dizaines de villes avec des infrastructures modernes et des technologies modernes, où le traditionalisme et le modernisme cohabitent en harmonie, et il y a des millions d'Africains qui vivent bien "akuna matata" (sans soucis). L'Afrique a aussi ses visages heureux, ses enfants bien nourris et en bonne santé, et ses parents responsables, mais ce n'est pas ce côté de l'Afrique que les grands médias occidentaux voudraient montrer ; ils semblent participer à ce qui ressemble à une conjuration visant à détruire l'image de l'Afrique, une conjuration apparente qui repend le désespoir au sujet de l'Afrique, éloigne des investisseurs potentiels de l'Afrique, et a conduit beaucoup d'Africains et descendants de l’Afrique à haïr leur terre mère, au point où ils ne veulent plus rien avoir à faire avec elle.

Il est vrai que l'Afrique a des problèmes sociaux, politiques et économiques et il est vrai que des millions d'Africains vivent dans des conditions de misère accentuée, mais avant que je ne me perde dans l'énumération des différents problèmes auxquels les pays africains sont confrontés, permettez-moi de rappeler que la plupart des pays d'Afrique sont devenus indépendants entre les années cinquante et le début des années quatre-vingt, et après le colonialisme, les métropoles coloniales ont commencé à mettre en œuvre des mesures néo-colonialistes afin de contrôler le destin de l’Afrique ... Il y a ceux qui soutiennent que si les européens ont réussi à conquérir et dominer l'Afrique, c'est parce qu'ils (les Européens) sont humainement supérieurs aux Africains, mais ce raisonnement ne ferait-il pas des nazis humainement supérieurs aux Juifs ? Le continent africain souffre, pour des raisons qui sont historiquement et politiquement évidentes, mais il y a de l'espoir, et il est irresponsable de la part des médias occidentaux de se concentrer, uniquement, sur ce qui est négatif en Afrique.


Douty Oulare (Nesto)

» GUINEE : la toxicomanie ou la marche du crabe ?



Abusé, appauvri, pris en otage par un groupe d’extrémistes au chevet d’un président malade,  longtemps grabataire et qui manque désormais de lucidité, le peuple de Guinée continue toujours de végéter dans la misère, malgré le changement timide amorcé depuis la mise en place d’un gouvernement de consensus dirigé par le premier ministre Lansana Kouyaté.

La souffrance du peuple de Guinée n’a toujours pas connu de rémittence.
Comme si la pauvreté, la famine…bref, les contingences du quotidien de la vie qu’endure le peuple de Guinée ne suffisaient pas a` démontrer l’irresponsabilité, pour ne pas dire la malhonnêteté, de l’entourage sulfureux de Lansana Conté. Voila`que ce milieu trouble, corrompu et avide de pouvoir se livre a` un autre jeu tout aussi suicidaire que les événements douloureux de janvier et février 2007 : la dénégation politique.
Dans ce domaine, chaque jour apporte son lot de surprises. Un peu a` la manière des prestidigitateurs qui sortent des lapins de couleurs différentes de leur chapeau, ces pirates qui sont sur l’orbite de la présidence ne sont pas en manque d’inspiration en matière de sabotage.
Feignant d’oublier que le chaos dans lequel se trouve la Guinée aujourd’hui, est davantage le fruit de leur soif démesurée du pouvoir et de leur gestion qui a enfoncé le pays au sous-sol de la pauvreté, de la corruption, du détournement, du clientélisme, du clanisme, de l’intimidation, de l’affairisme et de la prostitution politique que de l’absence de vraies formules de sortie de crise. Ils s’évertuent a`multiplier les actes de dégradation du gouvernement.
C’est cette situation calamiteuse qui a poussé le peuple a`se soulever contre ce groupe de jusqu’au-boutistes - qui avait pris le pays en otage - pour provoquer un véritable électrochoc suivi d’un grand chamboulement politique.
Depuis ce séisme sociopolitique, la proximité du président, composée de mécontents et d’opposants au changement, a tenté par tous les moyens - des diffamations aux intoxications, des contres vérités aux ragots - de saboter les actions et les programmes du gouvernement du premier ministre Lansana Kouyaté qui est pourtant l’émanation du peuple.
Aujourd’hui les actes de sabotage sont lésions.
-Le premier coup d’essai de Lansana Conté pour défier le syndicat, la société civile et le gouvernement, était la nomination du gouverneur et du vice gouverneur de la Banque Centrale, qui fut la première entorse aux accords signés dès le lendemain des événements douloureux de l’année dernière.
-Le refus du président de signer les décrets relatifs a` la réorganisation de l’administration politique, qui en dit long sur les difficultés du gouvernement de consensus de sortir le pays de l’ornière, perdure toujours.
-La tentative de renforcement des pouvoirs du secrétaire général a`la présidence Sam Soumah était vue comme un contre poids aux pouvoirs de décision de Lansana Kouyaté.
-La tentative d’intimidation du premier ministre par le président et ses sbires dans la nuit du 1er janvier 2008, n’a pas pu aboutir au limogeage du locataire de la primature, comme le souhaitait la bande a`Fodé Bangoura, l’homme par qui le scandale est arrivé en 2007.
-Le remplacement de Justin Morel Junior, le meilleur ministre de l’information que la Guinée n’ait jamais connu, par un certain Issa Condé, qui a failli faire redescendre le peuple dans la rue, était le premier grand défi que le clan Conté a lancé aux signataires des accords de janvier et février.
-La nomination de Tibou Kamara a` la tête du Conseil National de Communication sans consultation préalable du premier ministre s’inscrit dans le cadre de la récupération des cadres incompétents et véreux qui sont hostiles a` Lansana Kouyaté et a` son gouvernement. Dans ce cas précis et au delà de la violation des accords, il y a le fait que ce nouveau président du C.N.C. n’a ni le profil, ni la formation, ni l’âge minimum (40 ans) requis pour occuper un tel poste.
C’est la raison pour laquelle d’ailleurs que ce patron de la communication ignore totalement les limites de son pouvoir et n’a aucune connaissance du droit constitutionnel. Car dans un Etat de droit il n’y a que trois pouvoirs : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Le C.N.C., loin d’être un pouvoir, n’est qu’un service public détaché du ministère de l’information et du ministère de l’intérieur. Son rôle principal est la réglementation des mass media.
On peut affirmer sans risque de se tromper, que le protégé du chef protocole de la présidence, n’a été parachuté a`ce poste que pour nuire au gouvernement.
Sinon, comment expliquer ses dernières sorties médiatiques au cours desquelles il a pris d’abord position dans l’expulsion de cette trainée de Chantal Cole. Ensuite son immixtion maladroite dans le choix du patron des patrons, en accordant son soutien a` Elhadj Mamadou Sylla, ce grand ennemi du peuple de Guinée, qui est toujours dans les mailles de la justice pour malversation financière avec la complicité de son alter égo, l’ancien ministre Fodé Soumah.
Ironie du sort, c’est ce même Tibou Kamara qui s’était opposé a`la libération de ces deux compères par le président de la république, en portant plainte contre le gouvernement de Cellou Dallein. Le voici a` présent défendre Sylla bec et ongle.
Difficile aujourd’hui de faire la différence entre le président du C.N.C. et le ministre de l’information, sachant bien que c’est le second qui doit en principe nommer le premier, si l’on est dans un Etat de droit. Un véritable conflit de compétence qui ne dit pas son nom.
Cet insolite de Tibou continue de surprendre. Il vient de nommer son cabinet de bande de petits copains. Une manière ainsi de défier Lansana Conté qui est toujours arcbouté dans sa position de refus de signer le projet de restructuration de l’administration.
Les entraves au changement n’émanent pas que de ces actes de nomination de l’homme de Wawa. Ses proches et les caciques du régime ne manquent pas de chausse-trappes et manipulations pour empêcher ce changement irréversible qui a été obtenu par le peuple en payant de lourd tribu : près de 200 morts et plus d’un millier de blessés.
Ces grognards influents de Conté, créeront d’abord une dissidence au sein du Conseil National de la Jeunesse Guinéenne (C.N.J.G.) pour empêcher l’élection d’un président du conseil qui serait pour le changement. Ensuite, ils distribueront de l’argent aux loubards pour un bradage pur et simple des acquis du gouvernement de consensus.
Sans montrer sa vraie intention, le président-paysan, Lantana Conté, qui a toujours rechigné le partage du pouvoir, a donné un signal fort au gouvernement de consensus, en annulant par décret, l‘arrêté du premier ministre qui octroyait a` la Libye la reprise des hôtels guinéens abandonnés depuis plusieurs années par les précédents gouvernements.
La question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir a` qui profite réellement cette annulation ?
En tout cas, pas le peuple de Guinée qui a grand besoin de développer des secteurs comme le tourisme générateur d’emploi.
Aussi nul n’est sans savoir que si la Libye avait eu ce contrat de restauration de ces hôtels abandonnés, cela aurait pu être bénéfique pour la Guinée, puisque beaucoup de chômeurs auraient trouvé du travail.
Mais comme on le sait, ces aigrefins qui entourent Conté ne sont obsédés que par leurs propres intérêts. Pire, ils n’ont aucun état d’âme et ne se soucient guère du bonheur et du bien être de la population guinéenne.
Logiquement, un pays comme la Guinée, que la nature a gratifié de magnifiques sites touristiques, doit-il être en manque d’hôtels de haut standing pour attirer les touristes ? Idrissa Thiam et ses Chiens de garde ne savent-ils pas que le secteur du tourisme est la principale source de devises pour notre pays après les recettes minières ?
Malheureusement ce secteur vital n’a jamais été revalorisé. D’ailleurs comment pouvait-il en être autrement, si les infrastructures hôtelières n’existent pas ?
Dans le projet annulé, outre la reprise des hôtels, il y avait aussi la remise en marche de toutes les usines laissées a`l’abandon depuis l’avènement de la deuxième république et la remise en état des voies de communications afférentes. Un projet qui allait, a` en a pas douté, engendrer de l’emploi pour les jeunes chômeurs du pays dont le nombre grossi chaque jour davantage.
Pauvre de Guinée !
En 24 ans, seul le gouvernement Kouyaté a eu ces initiatives géniales. De quoi se faire des jaloux parmi ces anciens prédateurs de l’économie guinéenne qui ont trouvé refuge dans les corridors de la présidence. Voila` pour le moment la seule explication qui peut-être donnée a` ce décret insensé et impopulaire du président qui est venu ainsi, aggraver une situation déjà compliquée depuis le limogeage de Justin Morel Junior.
Grâce a` l’annulation de cet arrêté, les détracteurs de Kouyaté ont repris du service. Trompéter sur tous les toits en disant que le premier ministre a été humilié ou Lansana Kouyaté devrait démissionner pour éviter d’être demis par Conté, etc.
Des novices en politique qui ne savent pas qu’a` tout moment, le président peut prendre un décret pour annuler un arrêté. Le seul bémol dans le cas présent, est que, Conté en signant ce décret, n’a pas consulté son premier ministre pour donner des explications sur ses motivations réelles d’annuler cet arrêté auquel il a été lui-même associé dès le départ. Le projet de reprise des hôtels guinéens par les Libyens avait bel et bien reçu l’aval du président avant sa publication.
Cette farce de l’homme de Gbantama n’a été rendue possible que par l’erreur qui a été commise par le syndicat et la société civile lors de la rédaction des accords. Le fait d’oublier d’associer les juristes a` l’élaboration de ce document juridique a été fatal au processus de changement entamé après la révolte populaire de janvier et février 2007. Dans ces accords, on peut lire entre les lignes que le premier ministre nomme aux emplois civils et militaires, mais sans préciser si cette nomination doit se faire par décret ou par arrêté. Or, dans la loi fondamentale, non seulement c’est le président qui nomme par décret, mais aussi le poste de premier ministre n’y figure pas. Et de surcroit, dans le système politique guinéen, le premier ministre ne tient ses pouvoirs que par délégation du président.
C’est de cette erreur juridique que Lansana Conté et son voisinage profitent aujourd’hui pour récupérer les pouvoirs qui leur ont été arrachés par le peuple l’année dernière.
Comment dans ces conditions, le gouvernement de consensus pourra répondre aux attentes prioritaires d’une population paupérisée et miséreuse, si les décisions de Kouyaté peuvent être annulées a`tout moment par un président qui n’est plus clairvoyant, encore moins responsable ?
Comment dans ce pandémonium, l’équipe du premier ministre pourra-t-elle exécuter avec diligence sa feuille de route, a` savoir : redonner l’espoir aux populations en assurant le bien être a` tous, assurer le développement économique et social, assainir les finances de l’Etat, consolider le dialogue politique et social et garantir la tenue d’élections législatives transparentes et crédibles, si elle continue de faire face aux forces d’inertie et aux capacités de nuisance de Conté et de sa mitoyenneté?
Dans cette cohabitation difficile entre les deux Lansana, le président de l’hémicycle guinéen, Aboubacar Somparé, qui devrait normalement faire l’arbitre pour calmer le jeu après cette erreur politique du président Conté, préfère rester de marbre. Or tout le monde l’avait entendu crier sur toutes les antennes après l’expulsion de Chantal Cole par le gouvernement.
C’est dans ce climat de tension et de prolifération de clans au sommet de l’Etat que le gouvernement continue, contre vents et marrées sa campagne de redressement de la situation socio-économico-politique du pays. Mais rien n’avance, toujours a`la case de départ. Quand le gouvernement fait un bond en avant, le président et son cercle l’obligent a`faire deux pas en arrière. Exactement comme la marche du crabe : un pas en avant, deux pas en arrière ou la toxicomanie tout court.
Autant dire que dans l’état actuel des choses, si Lansana Conté, a` défaut de démissionner, ne donne pas un grand coup de balai a` sa galerie pour se débarrasser de ces ennemis du peuple de Guinée qui ne pensent qu’a` leurs intérêts égoïstes au détriment de l’intérêt supérieur de l’Etat, la Guinée, qu’il prétend aimer, va s’enliser dans la pauvreté et dans la misère. Aussi, le développement économique et social auquel le peuple de Guinée aspire tant, risque de n’être que de vains mots.
Certes, tout n’est pas rose pour le gouvernement de consensus, en ce sens que beaucoup reste a` faire et certaines erreurs sont a` rectifier, mais a`le comparer aux gouvernements précédents, relève de la politique de l’autruche ou de la mauvaise foi.


Bangaly Condé « Malbanga »

Condebs09@yahoo.com

» Une Si Triste Fin (Ecrit par Kane Yaha)

Sous nos soleils noirs, nos chefs connaissent toujours des fins de règnes tourmentées, angoissantes; rares sont ceux qui quittent la scène politique en échappant aux huées humiliantes de la foule amnésique, aux quolibets imbéciles et traîtres du peuple manipulé.

zaïre,congo,mali,tunisie,benin,ghana,niger,mauritanie,somalie,ouganda,nigeria ,leSénégal de Wade et même la cote d'ivoire sous Houphouet! J’entends encore comme si cela ne datait que d'hier, les cris injurieux des jeunes manipulés, intoxiqués, hurlant dans les rues contre l'honorable homme:'Houphouet voleur! Houphouet voleur!' Et oui c'est cela l'Afrique. L’Afrique des politiques tropicales, l’Afrique de toutes les absurdités:l'Afrique moderne, certains me diront.

La société africaine a-t-elle jamais humilié ainsi ses chefs? Comment cette société arrivait-elle a vider ses contentieux politiques dans la discrétion, en préservant l'honneur du chef et les intérêts de la communauté? Interrogeons nos sociologues, ils nous le diront certainement.

La délicate problématique ici se pose en ces termes:comment partir honorablement, après avoir servi son peuple?? Comment remercier le chef qui nous a servis? Ces chefs que nous avions déshonorés et conspués, nombreux parmi eux ont été à des moments cruciaux de l'histoire, des repères, des voies à suivre, des voix à entendre: des héros. Alpha Blondy (tant aime) sait de quoi je parle.

Que se passe t-il donc en Afrique, l’Afrique moderne, entre le peuple et le leader pour que les rapports s'altèrent toujours jusqu'a ce point? Quelle étrange symbolique prend en Afrique, la chose politique pour que nous en arrivions toujours à des divorces étonnants et retournant entre nos leaders et le peuple (ou une partie du peuple)? C’est à autant de questions que notre intelligentsia devra chercher a répondre, afin que les solutions a nos crises nous paraissent plus lisibles, plus possibles

God bless africa

kane yaya
Memphis (TN) U.S.A
yayakane348@hotmail.com



 

 

 

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